Juripop-conférence

MONTRÉAL, le 8 janvier 2016 – La compagnie Uber a été mise en demeure hier de rembourser ses clients qui ont dû débourser des sommes démesurées dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, sans quoi, un recours collectif sera déposé devant les tribunaux.

La Clinique juridique Juripop représentée par son président et associé chez Deveau Avocats, Me Marc-Antoine Cloutier de même que Catherine Papillon, une cliente flouée lors de cette soirée, en ont fait l’annonce ce matin à Montréal. «Uber se targue d’être un service abordable sur toutes les tribunes. Ces augmentations de tarifs, qui pouvaient atteindre plus du quintuple du prix régulier, sont à notre avis trompeuses, disproportionnées et abusives, les Québécois ont rejeté de telles pratiques il y a plusieurs années par le Code civil et la Loi de protection du consommateur», a présenté Me Cloutier.

La requérante au dossier, Mme Papillon, a lancé un message aux autres usagers ayant subi le même sort qu’elle. «Uber a profité de sa position de monopole de service du genre pour augmenter ses tarifs lors d’une soirée de célébrations. Considérant les nombreuses publicités d’Uber ainsi que les propos tenus par le représentant de l’entreprise à l’effet qu’Uber X était deux fois moins cher qu’une course en taxi, vous pouvez vous imaginer la surprise que j’ai eue en lisant la facture qui m’a été envoyée. »

La mise en demeure a été signifiée à Uber jeudi après-midi à 15h. Mme Papillon demande que tous les consommateurs adhérents soient remboursés de la différence entre la facture qu’ils ont reçue et le coût normal ou raisonnable du service qu’ils ont sollicité, mais surtout qu’Uber cesse ses pratiques et se conforme aux lois québécoises.

D’un point de vue juridique, la Clinique juridique Juripop soutient qu’un contrat d’adhésion existe entre Mme Papillon et Uber lors de l’installation de l’application. «En ce sens, on ne peut consentir à un contrat qui de toute façon est abusif. Uber ne peut simplement pas se cacher derrière un prétendu consentement donné par un consommateur sur l’application compte tenu du contexte de la présente affaire ainsi que des publicités publiées par Uber qui ont induit les consommateurs en erreur. Le Code civil du Québec et la Loi sur la protection du consommateur protègent les individus contre ce genre de tactiques», a soutenu Me Cloutier.

À propos de la Clinique juridique Juripop

La Clinique juridique Juripop est un organisme à but non lucratif dont la mission est de promouvoir l’accès à la Justice pour tous. L’organisme est aussi une entreprise d’économie sociale aux projets novateurs en matière de sensibilisation au droit.

 

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